La rencontre sud-ouest (Perpignan) en vidéo

Le 16 octobre dernier, au Palais des Congrès de Perpignan, ont eu lieu les rencontres Goncourt "sud-ouest" avec comme auteurs invités : Jean-Eric Boulin, Antoine Audouard et Olivier Poivre d'Arvor. Etaient présentes les classes de Marseille, Montpellier, Toulouse, Perpignan et Pau. Pour pouvoir partager ces moments privilégiés avec le plus grand nombre, la Direction régionale sud de la Fnac a fait réaliser un reportage de 6 minutes sur cette journée. Bon visionnage ! Merci à Mylène Reboul, responsable de communication de Perpignan pour l'organisation du Prix Goncourt des Lycéens 2006 dans la région sud. Un grand bravo aux responsables de communication et aux libraires impliqués dans ce beau projet.

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La photo gagnante de notre concours !

Notre jury a particulièrement apprécié le jeu sur les mots et les formes, ou quand par la grâce d'un cordon en plastique, le "Fils unique" de Stéphane Audeguy devient un... fil unique.

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La critique gagnante

Nous avons reçu de très nombreuses critiques, enflammées et passionnées ou froides et impitoyables : vous vous êtes déchaînés ! Il nous a été difficile de désigner celle qui l'emporterait, chaque membre du jury ayant âprement défendu ses choix. Nous sommes finalement parvenus à choisir cette chronique du livre de Michel Shneider, "Marilyn dernières séances".

"Au premier abord, le titre « Marilyn dernières séances » peut sans doute sembler repoussant : encore un roman sur Marilyn Monroe ; peut-être que vous vous dites tout en soupirant : « cette fois-ci, ça va être la liste complète de ses amants (...)"

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Dernier débat - 3ème partie (Lycée Sainte-Marie de Bourges)

Découvrez la dernière partie de notre débat littéraire du 7 novembre 2006 en vidéo : Le bois des amoureux, Les Bienveillantes, Journal d'Hirondelle, Ouest et Quartier général du bruit ...


Pour suivre toute l'actualité du "Goncourt des lycéens de Sainte-Marie" sur notre site inernet, vous pouvez cliquer sur ce lien.

La proclamation du prix Goncourt des Lycéens le 13 novembre 2006 à Rennes

A voir et écouter

Je me souviens (Léonora Miano)

"Je me souviens de tous, en réalité, avec respect."

Léonora Miano

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Je me souviens (Camille Laurens)

"Je me souviens de l'amour à seize ans."

Découvres les autres

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Je me souviens (Gilles Lapouge)

"Je me souviens que je me suis fait ces réflexions au cinéma Biarritz et j’ai trouvé épatant que les lycéens lisent sur la scène des passages de nos livres. Ils lisaient en trébuchant un peu sur les mots et quelle beauté, quelle force, quelle émotion !"

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Je me souviens (Jean-Eric Boulin)

"Je me souviens du vert paradis des amours enfantines."

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Je me souviens (Antoine Audouard)

"Je me souviens de la qualité des silences, dans les salles"

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Je me souviens (Stéphane Audeguy)

"Je me souviens que pendant toutes ces semaines les adultes me parlaient des prix littéraires et les élèves de littérature."

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Ultime voyage à Rennes (dernier épisode)

Descente du train, Rennes. Le voyage s’est bien passé. Pas de dégueulis de bébés hurleurs, ni de cassages d’oreille de la part de radasse au forfait illimité, encore moins d’indisposition olfactives face à d’infâmes ivrognes schlinguant du bec et ronflant à plein volume. Depuis que je voyage en première classe, beaucoup de choses ont changé. J’étais en compagnie de Denis Olivennes, patron de la Fnac, quelques journalistes, et Sylvie Germain, lauréate du Goncourt des lycéens 2005. Bref, je me suis tenu à carreaux, fidèle aux consignes de Florian d’Ideactif, l’agence qui m’emploie. « Pas de scandale, c’est le dernier jour. Ne gerbe pas sur les pompes d’Olivennes, mec ! C’est lui qui tient la caisse. » En complet bleu, chemise blanche et boutons de manchettes en argent, visage impassible, j’ai tenu bon pendant deux heures. Je suis sur le quai, désormais, et crache discrètement un bon mollard sur les rails. Pas le temps de souffler, car un taxi nous attend devant la gare.

On fonce à la Chope, un restaurant qui ne paye pas de mine de l’extérieur. A l’intérieur, c’est bondé. Les lycéens sont déjà là, en train d’étudier les derniers pronostics. Moi, j’ai soif. Le buffet regorge de merveilles ; petits fours, cidres de la régions, et je ne sais quoi d’autre. Charles, une coupe de Champagne ! « Tout de suite, monsieur. » C’est bon, le costard fait son effet. Au devant de la salle, caméras et micros se pressent de façon compulsive à l’attente du résultat. Flûte à la main, j’esquive tant bien que mal les objectifs qui filment et flashent tout et n’importe quoi. Rien à faire pour la caméra subjective installée dans un coin du plafond et qui retransmet en direct l’image sur écran plasma, tout le monde est pris au piège. Heureusement, on est pris de dos, mais je suis complètement grillé avec ma boule à zéro et mes oreilles qui brillent d’un rouge incroyablement translucide. Un réalisateur souhaite faire un documentaire sur l’événement et me demande mes coordonnées. Je suis pas acteur, comptez pas sur moi pour faire des prouesses face caméra, mon vieux ! « C’est pas grave, vous avez une sacré gueule. » Je jette un coup d’œil à l’écran plasma. Ma gueule, ma gueule… Heureusement, personne ne peut vraiment la voir… Mais quelles putains d’oreilles ! Bon, balancez le résultat, qu’on en finisse. Roulements de tambour. Un journaliste quèbe lance le compte à rebours. Je réalise instantanément que le pays entier nous regarde en direct sur France 3. Parfait, je n’ai prévenu personne ; vous pouvez y aller. « Le vainqueur est… » Léonora Miano, je sais. « Mesdames et messieurs, pour le Goncourt des lycéens 2006… Léonora Miano ! » Charles, une autre ! « Tout de suite, monsieur. » Arrête avec tes « monsieur », abruti, on a le même âge ! « Ok poteau, comme tu veux. »

Pas le temps d’en prendre une troisième, les taxis nous attendent. Ils bondissent jusqu’à la mairie, où est organisée une autre sauterie. Magnifique salle aux allures châtelaines, un buffet encore plus splendide est à disposition. Charles, une flûte de vous savez quoi ! « Pas touche, monsieur. Faut attendre le discours. » Putain. Le fameux discours aura bien lieu, mais on entend que dalle, à cause de ces malpolis de lycéens qu’en on rien à foutre. Ca parle de truc comme la formidable initiative de la jeunesse de France et d’ailleurs, etc…Je suis debout, et manque de tomber par terre, bouffé par le sommeil. Je fonce aux chiottes. Face au miroir, je réajuste mon col, resserre les derniers boulons. « Mec, il faut que tu tiennes bon. Encore un discours, une flûte, quelques papotages vite fait si l’interlocuteur insiste, un sourire… Mais souris, bordel !... bah, laisse tomber, ça fait con sur toi… Allez ! Un dernier effort, et on rentre à la baraque… Après, c’est robe de chambre et grosse couette pendant une semaine, on s’fera un autodafé de Nothomb et Boulin au réveil ! » Je sors et croque quelques amuse-gueules au passage. On m’annonce la suite du programme : « Un autre taxi nous attend. Il nous emmène à la gare Montparnasse, à Paris. Tout est terminé… Après le cocktail chez Plon. Wahou !! Ca vous dit ? »



En même temps, j’ai toujours voulu savoir à quoi ressemblait ce genre de soirée. Dans le train pour aller à Paris, je pionce, la gueule béante. On arrive à la soirée. C’est toujours un peu la même chose, beaucoup de blabla, et pas beaucoup d’action. Je monte aux étages, histoire de trouver une distraction, ou un couple en train de baiser dans les bureaux. Rien. Au bout d’un moment, je décide de rentrer chez moi. Il est à peine 21 heures, mais je m’endors comme un loir, complètement bourré. Le lendemain, coup de téléphone. Le dernier.

- Qui ose me déranger ?

- Allo, Mehdi ! Alors, cette journée à Rennes ?

- Bof. Tu veux pas me rappeler le mois prochain ? Je dors, là.

- Attends, je viens de lire ton billet sur le voyage ; c’est un peu rapide, je trouve, t’as laissé de côté les détails, pas très fouillé dans la trame de l’émotion…

- C’est pas mon style de tailler des accordéons de dentelles pour faire pleurer dans les chaumières. Casse toi avec tes trucs de gonzesse.

- Tu pourrais quand même leur dire au revoir !

- Qu’est ce que tu veux que je leur dise ? Que si le blog a connu un tel succès, c’est en grande partie grâce à eux ? Que je me suis autant marré qu’arraché les cheveux en grattant mes billets et en lisant leurs commentaires ? Que je me sens largement récompensé pour tout le boulot que j’ai accompli pendant près de 2 mois et demi ?... Que j’ai envie de chialer ?!!... Pas question.

- C’aurait été plus correct, c’est tout. Bon. Qu’est ce qu’on fait maintenant ?

- Tu fais c’que tu veux. Moi, je me recouche.

Mehdi Masud

Concours photo (quatrième)

La créativité est au rendez-vous : voici les nouvelles photos sélectionnées pour notre concours... toujours ouvert. A vos appareils !

Ouest

Ouest aussi

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Dernier débat - 2ème partie (Lycée Sainte-Marie de Bourges)

Découvrez la deuxième partie de notre débat littéraire du 7 novembre 2006 en vidéo : Supplément au roman national, Maryline dernières séances et Contours du jour qui vient ...


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Interview

Plusieurs personnes du lycée Pothier ont acccepté de lire et répondre aux questions, dont Nelly C.



Interview avec Nelly C.

Combien de livres avez vous lu ?

J'ai lu 7 livres : Fils Unique, Contours du jour qui vient, Ouest, Les bienveillantes, Journal d'hirondelle; Marilyn et Un Pont d'Oiseau.

Pouvez-vous nous parler des 3 livres que vous retiendriez dans le tiercé gagnant?

Fil Unique : La première partie du roman m'a moins intéressée que celle de la Révolution Française. J'ai été captivée par l'évolution et la différence entre les 2 frères : François Rousseau a eu de la "chance" de tomber sur le duc de Saint-Fond malgré quelques points négatifs. J'ai beaucoup aimé les inventions du 18ème siècle (époque de créativité) qui se réfèrent au siècle des Lumières. Ce livre donne envie de lire d'autres livres de Stéphane Audeguy.

Quelle place lui attribueriez-vous?

La 2ème place.

Ouest: Ce livre nous plonge dans une atmosphère assez angoissante et obscure qui nous dévoile le monde sauvage de la Bretagne. J'ai apprécié que le garde-chasse devienne plus puissant que son maître : c'est plutôt terrifiant. Je place ce livre en 3ème position.

Contours du jour qui vient: C'est un très bon livre avec une écriture parfaite. Ce livre m'a touchée car on a une vision très cruelle de l'Afrique. La façon dont la mère rejette la fille m'est insuportable. En Afrique on croit tout ce qui est invisible : la sorcellerie, les démons, la croyance. Je me rends compte de l'important embrigadement des esprits. Pour moi la grand-mère a un rôle de transmission de l'histoire, des coutumes: c'est un personnage clé.Contours du jour qui vient est le symbole de l'espoir. J'ai énormément apprécié l'histoire et je mets ce livre en 1ère place.

Que pensez-vous du prix Goncourt des Lycéens?



Participer au prix Goncourt des Lycéens est une véritable chance, c'est aussi un moyen d'inciter les jeunes à la lecture et de pouvoir échanger ses opinions avec d'autres lecteurs ou lectrices et les auteurs eux-mêmes.

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